Le cri d'une poussière

Extrait de texte

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Regarder le vent passer comme un éclair du présent ruminant l'avenir. Vouloir, comme l'artiste, en dessiner les grandes lignes. En décrire le contenu. Hélas, être impuissant et s'en émouvoir profondément. En pleurer aussi, de peur de ne rien voir. Ou trop. Synonyme contradictoire décrivant l'irréalité du réel intensément vécu. Acier du coeur trempant dans une vie acidique. Brûlures profondes non cicatrisées. Pas encore.

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Être seul et le savoir, double martyr. Tenter de se le cacher, mais en vain. De toute façon, avoir peur du cadre et l'éviter le plus possible. Restreindre son moi fleurissant, jamais. Inutile même d'y songer. Pas même une ficelle au fond. Vouloir la liberté de l'enfant. Sa naïveté, aussi. Être capable d'apprécier les gens sans perdre son temps à juger par l'extérieur. Tout simplement. Rajeunir, rêve infiniment voulu de tous. Mais hélas, la gazelle du temps court plus rapidement que tous. Souvent.

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Flotter sur la mer de ses pleurs à s'en noyer le cerveau. Décadence momentanée d'une âme perdue. Sentir cette volonté intense de côtoyer l'espoir. Se nourrir de la verve. De l'art. Pour toujours. Essuyer ses peines avec des morceaux de prose séchés sur fond azuré bleu ciel lorsque l'encre noire s'étend partout. Et vouloir fuir la tempête pour l'illusion optique d'une seconde. Ainsi, clore ses yeux pour trouver les innombrables bonheurs perdus ailleurs. Et retrouvés, aussitôt.

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Oeuvrer malgré tout en prenant pour acquis le cadre. Car il est trop présent, malgré soi. Vouloir l'effacer de la toile, mais il résiste. Force indéfinissable le tenant solidement en place. L'implanter, sans trop savoir pourquoi, comme pour marquer l'amertume d'une frustration incomplète d'un plus qu'imparfait borné. N'engendrer que le néant toutefois. Et vider la toile de tout vécu personnel valable. Enfin, lui superposer une tache sombre. Deux semblables reconnaissant leurs faiblesses. Mariage unique.

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Au loin, apercevoir le néant qui se meurt lentement. Plus rien, si ce n'est la rumination de son âme malheureuse et inassouvie. Puis, voir l'arc-en-ciel. Inopinément, s'ouvrir grand les oreilles pour mieux voir. Libérer l'intérieur maintenant en paix. Souffler doucement en expirant des cris. Bonheur inespéré espérant entrer bientôt en toi. Accourir, sans empressement cependant. Tout remarquer en rêvant de ses caprices d'enfants dorlotant l'indomptable. Trêve voulue, tellement.


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Sentir difficilement son monde. Blocage habituel hors de tout soupçon, dérangeant. S'arracher les plumes pour continuer. Siffloter pour reconnaître ses idées. Être bruyant, malgré le silence de mort. Lui, aussi souvent. Puis voir le rayon éclairant ses doigts. L'énergie transcendante fendant la toile, synonyme d'une inspiration spontanément momentanée. En un rien de temps, crier ses espoirs défoncés à tue-tête. Ne pas en revenir. Hébété, ressentir la venue de l'enfant.

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